Dans un communiqué adressé à la presse, Eric VEVE souhaite maintenir « le choix de l’ambition » concernant l’avenir des transports en commun de notre agglomération.

Concernant l’avenir de la première ligne de Tramway et la construction d’une éventuelle deuxième ligne est/ouest, il ne s’agit pas de maintenir le choix de l’ambition mais plutôt ici « d’avoir les moyens de ses ambitions ».

 

Pendant les mois précédant l’élection municipale, Éric VEVE a vendu un projet très intéressant aux habitants de l’agglomération : un nouveau tram et une deuxième ligne pour 300 millions d’euros. A l’époque, on annonçait un financement de l’Europe, de l’Etat, de la Région…

Après les élections, au regard des diminutions des recettes de l’écotaxe qui devaient financer en partie des projets comme notre futur Tram ou de l’abandon d’Amiens dans le groupement d’achats avec Caen et compte tenu de l'incertitude concernant l’engagement de la Région et du financement européen, il était donc indispensable d’analyser le projet de l’équipe précédente en tenant enfin compte de la réalité budgétaire de notre agglomération.

Quand Eric VEVE parle de spéculation lorsque l’on parle d’une baisse des recettes de l’écotaxe de 50 %, il s’agit pourtant d’une réalité.

Le transport n’apparaît pas comme une priorité gouvernementale, l’ancien secrétaire d’Etat aux transports, Frédéric CUVILLIER, a d’ailleurs décidé de ne pas repartir dans le nouveau gouvernement expliquant lui-même qu’il n’avait « pas les leviers pour faire bouger les choses… ».

Je tiens à rassurer l’ancien président de VIACITES, les nouveaux élus connaissent les problèmes qu'ont pu rencontrer les usagers du tram ces dernières années et mettent tout en œuvre depuis 6 mois pour rétablir un service de qualité. Il serait toutefois irresponsable de ne pas retravailler un projet plus adapté à notre budget.

Nous avons d’ailleurs demandé à Tramcités (Groupement de Normandie Aménagement et Egis Rail) de définir de nouveaux scenarii portant sur les aspects techniques, économiques et financiers. Il ne s’agit pas de refaire les études, mais de revoir la copie budgétaire.

Notre volonté est d’engager une réflexion sur le changement de la ligne 1 du tramway sur pneus à moyen terme en maintenant un service aux usagers dans des conditions optimales. Quant à la ligne 2, au regard des incertitudes budgétaires, il est prématuré pour le moment de faire des effets d’annonce, nous prendrons les premières décisions avant la fin de l’année 2014.


Rodolphe THOMAS