En baissant les crédits pour la cohésion sociale, l’Etat fragilise les associations 

Il y a quelques jours, l’Etat nous a annoncé une forte baisse, à l’échelle nationale, des moyens dédiés à la politique de la ville pour favoriser des territoires urbains très précarisés, situés  dans de grandes métropoles françaises.

 

 Les conséquences pour Hérouville Saint-Clair sont catastrophiques : le gouvernement vient de confirmer que notre dotation baissera de 40% ; soit 130 000 € en moins au titre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale.

 

Comment est-il possible d’anéantir ainsi, par une décision budgétaire irresponsable, tout le travail de lien social effectué par les associations qui interviennent dans nos quartiers depuis des années, en partenariat avec la Ville ?

 

 Car, face à ce énième désengagement de l’Etat, il faudra procéder à des arbitrages draconiens parmi les projets proposés. C’est d’autant plus navrant que nous constatons, au quotidien, une progression de la précarisation des publics dans certains quartiers. La population vivant sur nos territoires souffre terriblement de la crise économique qui frappe notre pays.

 

En baissant les crédits de Cohésion sociale des communes éligibles à la politique de la Ville, le gouvernement fragilise les structures associatives qui oeuvrent dans le champ de  l’insertion sociale et professionnelle, de l’éducation, de l’emploi et de la prévention en faveur des publics les plus fragilisés.

 

Privées de ces crédits, ces associations ne pourront pas maintenir les postes existants. Certaines d’entre elles disparaîtront alors que leurs actions ont toujours été reconnues unanimement en cohérence avec les besoins des quartiers sensibles.

 

Je pense notamment au travail mené par « Bien naître et Grandir » autour de la parentalité, par « ASMODU » pour favoriser la mobilité et donc, par voie de conséquence, l’accès à l’emploi, par « la Voix des femmes » pour aider l’insertion culturelle des populations marginalisées civiquement.

 

Dans un courrier transmis au ministre de la Ville, je demande des informations sur les critères qui ont guidé cette diminution et qui diffère fortement d’un département à l’autre. Mon incompréhension est totale car cette forte baisse affecte Hérouville Saint-Clair, la seule ville du département inscrite dans les 215 quartiers du plan espoir banlieue et donc prioritaire.

 

Rodolphe THOMAS

Maire d’Hérouville Saint-Clair

Conseiller général du Calvados