Photo: François Bayrou aux côtés de Philippe Lailler

Le candidat centriste à l’élection présidentielle a surtout parlé économie à Caen. Selon lui, les difficultés viennent de France, pas de la mondialisation.

De nombreux soutiens à Caen

La salle du centre de Congrès de Caen a fait le plein. À Caen, ville longtemps dirigée par un centriste, François Bayrou conserve de nombreux soutiens. Même quand le diagnostic fait mal.

« Les problèmes français ne viennent pas de la mondialisation. C’est un bilan de l’échec français. En cinq ans, nous comptons un million de chômeurs de plus. »

Les oreilles de Nicolas Sarkozy ont souvent sifflé…

« L’autre jour, j’ai entendu le Président dire qu’il y avait 115 milliards de déficit et qu’il avait trouvé 53 milliards. Il en manque encore 62 milliards ! » le candidat du Modem ajoute « En 2011, le déficit représente la totalité des salaires de 3 millions de chômeurs. Nous avons emprunté pour payer les fonctionnaires, pour payer les retraites. C’est honteux. Immoral. »

Un exemple à suivre : l’Allemagne.

François Bayrou compare Renault et Volkswagen. « Cette année, Renault produit 440 000 voitures, soit deux fois moins qu'il y a cinq ans, alors que Volkswagen a multiplié par deux sa production en Allemagne Une prime de 7 500 € a été versée cette année aux ouvriers de Volkswagen. »

François Bayrou propose de produire de nouveau en France. « Il faut remette tout le monde au travail. » Le ton est grave.

Et cette sentence qui résume le discours. « Je ne me rendrai pas coupable de non-assistance à pays en danger. Ce sont nos enfants que nous mettons en danger. »

Education

L’agrégé de lettres a aussi abordé la question de l’éducation nationale. Il veut faire de l’école française « l’une des meilleures du monde. Un tiers des élèves de 6e ne savent pas lire. »

Jérôme Fouquet