Jérôme Hommais, 30 ans, est officiellement candidat aux élections municipales de 2014.Portrait

1981. Naissance à Mondeville.

 

2002. Après le 21 avril, il adhère à l'UDF, puis au Modem à sa création, en 2007.

 

2008. Candidat aux cantonales sur Caen 7 contre le sortant, Bertrand Havard (PS).

 

2014, ça a beau être loin, la campagne des municipales semble bien lancée, à Mondeville. En tout cas, Jérôme Hommais en sera. Aux dernières municipales, en 2008, il était « un peu jeune. C'était trop tôt. Un nouveau maire arrivait. On avait l'espoir de voir des choses apparaître. » Mais cette fois, il ne laissera pas passer le coche. « On a observé, réfléchi. À mi-mandat, le contrat n'est pas rempli », estime-t-il.

 

Ce fonctionnaire de 30 ans, qui travaille aux services de l'urbanisme à Trouville-sur-Mer, a décidé de se lancer dans la campagne. Natif de Mondeville où il vit depuis la fin de ses études, il vient de créer un groupe de réflexion, Mondeville demain. Et présentera officiellement son projet et son site Internet le 12 avril. « On a travaillé à 3 ou 4, avec Claude Rémuson, l'ancienne adjointe au maire en charge des affaires sociales. »

Proche de Rodolphe Thomas

Militant du Modem depuis 2007, ce centriste de cœur s'est engagé à l'UDF dès 2002 « après le coup de massue du 21 avril. J'ai été séduit par le discours de François Bayrou. » Il se dit aujourd'hui proche de Rodolphe Thomas mais indique « ne pas porter le projet d'un parti, mais d'un groupe ».

À l'origine de son engagement, dit-il, « le manque de vision globale de la maire actuelle ». Et de citer pêle-mêle « la salle des fêtes mal placée ; la future médiathèque trop éloignée du centre-ville et du futur collège du quartier Valleuil ; l'absence de pistes cyclables rue Chapron, alors que cette voie vient d'être refaite... »

D'où l'idée de « susciter le débat dans une ville où l'opposition n'a jamais vraiment existé. Aux dernières municipales, les électeurs n'avaient qu'une seule liste au choix. On invente une opposition qui a vocation à devenir une alternance », ambitionne-t-il.

Quels soutiens à la candidature de Jérôme Hommais ?


Y a-t-il quelqu'un qui se cache derrière la candidature de Jérôme Hommais ? Difficile de ne pas se poser la question, tant on sait difficiles les relations du maire actuel, Hélène Mialon-Burgat, et de son prédécesseur, Jean-Michel Gasnier. Alors, Jérôme Hommais ? Sous-marin du maire précédent ? « Pas du tout, répond l'intéressé. Je n'ai eu aucun contact direct avec lui. » Mais il ajoute : « Ses prises de position au conseil municipal me confortent dans l'envie d'y aller. Et s'il veut me soutenir, la porte lui est ouverte. »

Jérôme Hommais pointe du doigt les « dissensions au conseil municipal ». Mais avant d'aller chercher des soutiens, il entend bâtir son projet. Pas question de se laisser dicter son programme électoral. Même s'il avoue une certaine admiration « pour la vision que Jean-Michel Gasnier avait pour Mondeville. Il a été moins visionnaire pour sa succession », lâche-t-il.

Jean-Michel Gasnier, 71 ans, maire historique de Mondeville, ne s'est pas représenté en 2008. Il a poussé sur le devant de la scène sa jeune adjointe, Hélène Mialon-Burgat (PS), aujourd'hui âgée de 32 ans. Elle a depuis été élue conseillère régionale. Trouve-t-il à redire à sa manière de gérer la commune ? Il assure que non, malgré une contradiction régulière au conseil municipal : « Nous n'avons pas le même âge et donc des manières différentes de faire. Mais nous n'avons pas de désaccord fondamental pour le moment », indiquait-il en janvier. En 2014, sera-t-il toujours de cet avis ?

 Aurélie LEMAÎTRE.

Journal Ouest-France du mercredi 6 avril 2011
Edition : Caen - Rubriques : Mondeville