Electrique

Dans un contexte de crise économique mondiale se profile une autre crise, due à la fin du pétrole. Elle implique un changement radical de nos modes de vie. C'est donc dès maintenant que les collectivités locales doivent anticiper ces changements et adapter l'urbanisme aux contraintes de l'avenir.

Les biocarburants ou les véhicules électriques ne constituent pas une solution d'avenir pour les déplacements en raison des surfaces ou de l'énergie nécessaires démesurées. L'avenir ne peut être que dans des transports collectifs plus denses et efficaces. La seconde ligne de Tram est l'exemple de la politique à conduire, et c'est aujourd'hui qu'il faut commencer à investir. Il faut au moins 10 ans entre le moment où l'on prend une décision pour un investissement majeur d'urbanisme et l'achèvement des travaux. 10  à 20 ans, c'est le temps qui nous sépare selon les spécialistes du pic de production du pétrole, qui deviendra alors inabordable, et donc de la remise en cause des voitures thermiques actuelles.

Il faudra repenser la ville pour y réduire au maximum le besoin de déplacement en assurant une mixité sociale dans tous les quartiers, en densifiant la population pour maintenir ou faire revenir les commerces de proximité :  il ne faut pas laisser le centre ville aux véhicules électriques ou hybrides dits propres et aux privilégiés qui auront les moyens d'en posséder un, laissant ainsi comme toujours dans le besoin les moins aisés de nos concitoyens, mais au contraire réserver ces véhicules à ceux à qui ils sont vitaux (hôpitaux, livraisons, agriculteurs...)..

Le Modem de Caen souhaite donc que la mairie s'engage dans le développement des infrastructures de transports en commun et dans les projets d'urbanisme nécessaires à nos concitoyens pour demain.