Antenne relaisPar principe de précaution, Hérouville Saint-Clair s’oppose à l’installation d’une antenne relais de Bouygues Telecom à proximité des habitants

Dans un arrêté signé le 14 juin 2011, Rodolphe THOMAS s’oppose pour la première fois à l’implantation d’une antenne relais de téléphonie qui devait être située sur l’immeuble d’habitation 1010 dans le quartier des Belles Portes.
Pour justifier son opposition face à Bouygues Telecom, le maire s’appuie sur le principe de précaution inscrit dans l’article 5 de la charte de l’environnement contenue dans la constitution.

Pour rappel, la ville d’Hérouville Saint-Clair avait voté en novembre 2009 un moratoire sur l’installation de nouvelles antennes relais de téléphonie mobile et par principe de précaution, elle avait déjà décidé de supprimer l’ensemble des équipements WIFI installés dans ses écoles.
A la demande de la ville, des mesures d’ondes électromagnétiques ont été réalisées par un organisme indépendant, la CRIREM. Les résultats ont confirmé que des antennes relais situées sur la commune dépassaient le taux d’émission de 0,6 Volts par mètre, qui est pourtant le seuil maximal d’exposition du public préconisé par un grand nombre de médecins et de scientifiques.
Cette première opposition d’Hérouville à l’implantation d’une nouvelle antenne relais intervient quelques jours après l’annonce de l’OMS.
En effet, le mardi 31 mai 2011, le groupe d'experts réunis par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui fait partie de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a classé comme "cancérogènes possibles"  les champs électromagnétiques de radiofréquence, y compris ceux de la téléphonie mobile.

Rodolphe THOMAS

Maire d’Hérouville Saint-Clair
Conseiller général du Calvados