Christophe Blanchet, quelques minutes avant de savoir qu’il était élu, dimanche soir. - Crédit Ouest-France

Novice en politique, ce commerçant de 43 ans, estampillé La République En Marche, vient d’être élu député de la quatrième circonscription du Calvados.

Portrait

Élu local depuis trois ans seulement à Merville-Franceville, Christophe Blanchet devient donc député du Calvados.  « Cela ne vous rappelle pas quelqu’un ? Emmanuel Macron aussi a vraiment débuté en politique il y a trois ans. Avant cela, personne ne le connaissait » , sourit un de ses soutiens.

Pourtant, Christophe Blanchet, 43 ans, n’est pas un pur produit d’En Marche. Encarté au MoDem, il commence par soutenir Alain Juppé aux primaires de la droite et du centre.

Des changements mis en avant par son adversaire lors de cette élection, Nicole Ameline (LR), dans la campagne d’entre-deux-tours.

Il obtiendra finalement l’investiture en mai, quasiment un an après être parti en campagne sans étiquette pour ces législatives.  « Oui, c’est tôt. Mais ça nous laisse le temps d’apprendre et d’expliquer aux gens mes idées et le rôle d’un député » , disait-il à l’époque. Car Christophe Blanchet n’est pas un homme politique, du moins pas encore, et il ne se revendique pas comme tel.  « Je suis un citoyen qui s’est levé. »

Commerçant depuis plus de vingt ans, Christophe Blanchet, père de deux enfants, est à la tête de quatre établissements, notamment des bars de nuit, à Caen.  « Ce côté entrepreneur a plu aux gens que nous rencontrions en porte-à-porte et qui étaient dégoûtés de la politique. On a senti un réel engouement sur le terrain » , raconte Stanislas Rocher, lui aussi, commerçant.

« Un vrai gentil »

Il n’a donc pas énormément d’expérience en politique. Mais ceux qui travaillent avec lui ne sont pas inquiets. « Je connais ses qualités sinon je ne lui aurais pas demandé de rejoindre mon équipe » , consent Olivier Paz, le maire de Merville-Franceville qui soutenait pourtant la députée sortante Nicole Ameline (LR).

« C’est un vrai gentil » , confiait Philippe Augier, le maire de Deauville au soir du premier tour.  « Il va falloir qu’il apprenne, renchérit une militante qui a suivi sa campagne depuis de nombreux mois. Et qu’il fasse attention à ne pas être trop gentil, à ne pas dire oui à tout le monde. »

 

Louise DELÉPINE (Ouest-France)