Dans vos échanges avec la chambre régionale des comptes, vous parlez en des termes peu élogieux des agents de la ville.

Je voudrais juste vous dire que ce mépris que vous avez vis à vis de personnes qui, comme vous le soulignez on fait leur carrière au sein de notre collectivité, est choquant.

Dans mon entreprise, les gens qui restent longtemps, j'en tire une certaine fierté. C'est qu'ils s'y plaisent et c'est tant mieux.

Mais bon, on sait tous que vous êtes éloigné du monde de l'entreprise, et la ville et l'agglomération ont subi votre désintérêt.

Donc contrairement à vous, je vais rendre hommage à ces agents qui ont fait leur carrière à Caen et en particuliers à Monsieur Dollé, ancien directeur financier de la Ville.

Un double hommage même.

  • D'abord pour sa gestion rigoureuse. Grâce à lui, les taux d'emprunts de la ville de Caen sont inférieurs à ceux pratiqués dans les villes de même importance.
  • Ensuite, rappeler que grâce à lui, la ville n'a pas contracté d'emprunts toxiques.

Vous savez Monsieur Duron, les emprunts vendus entre autre par Dexia, banque que vous connaissez très bien il me semble.

Grâce encore à Monsieur Dollé, la ville de Caen n'a pas contracté ces emprunts qui sont encore plus toxiques aujourd'hui avec la fin du plancher du franc suisse.

Grâce à lui notre dette, même si elle est importante et ça grâce à vous, elle se maintient à un niveau acceptable.

Alors maintenant revenons à l'essentiel : le rapport de la chambre régionale des comptes.

Vous vous en félicitez, allant jusqu'à organiser une conférence de presse avant ce conseil. Quelle audace de votre part.

Vous vous attribuez même un brevet de bonne gestion. Personnellement je vous donnerais une licence en mauvaise foi.

Moi je retiens une seule chose dans ce rapport, et c'est la seule qui faut retenir, il est clairement dit que vous n'avez pas préparé l'avenir, que vous n'avez pas anticipé la baisse des dotations de l'état.

C'est là où je ne comprends pas.

Il me semble qu'en plus d'être Président de Caen la mer et Maire de Caen, à l'époque, vous étiez député, vous l'êtes toujours, député de la majorité même.

Comment n'avez-vous pas vu voir venir cette baisse des dotations alors que vous étiez en première ligne.

Certes, vous n'avez jamais été connu comme étant un modèle d'assiduité au sein de l'assemblée nationale mais vous auriez dû tout de même prévoir l'avenir et nous laisser une situation saine.

Jean Marie Girault avait pour habitude de dire qu'un bon politique doit avoir un quart d'heure d'avance sur les autres, vous n'avez eu que des quarts d'heure de retard…