J'ai appris ce matin la démission de Nicolas Hulot, Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire. C'est un choix personnel qu'il convient de respecter.

Au-delà de cette annonce, les propos de Nicolas Hulot doivent nous interpeller et nous inviter à réfléchir sur nos politiques et sur la place que doit prendre le développement durable dans nos projets.

De toute évidence, cet enjeu est transversal et doit être intégré à l'ensemble des politiques. Le respect des engagements pris envers les générations futures ne sera respecté que si "la pression très forte du court terme" cesse de "préempter les enjeux de moyen et long termes" comme le dit l'ex-Ministre de l'Écologie.

Il est par ailleurs nécessaire que cet enjeu ne soit plus pris en otage de combats politiciens mais soit l'affaire de tous. En ce sens  les réactions presque "heureuses" de certains écologistes desservent la cause qu'ils pensent, à tort, être seuls à pouvoir incarner. Le développement durable est le grand enjeu du XXIème siècle ; il doit transcender les vieux clivages et rassembler toute la société (élus, administrations, acteurs économiques, citoyens, associations, etc.) pour permettre à nos enfants et à leurs enfants de vivre décemment sur une planète préservée. Comme le disait Saint-Exupéry, "nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants".