Collège lycée experimentalLe Collège-lycée expérimental se trouve dans le quartier du Grand-Parc, à Hérouville-Saint-Clair

Chers amis,
Je viens de lire et signer une pétition en ligne: «Pour le CLE, mobilisons-nous !»
http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2010N4027

Personnellement, je suis d’accord avec cette pétition et je crois que vous pouvez l’être aussi.

Souscrivez à la pétition et divulguez-la auprès de tes contacts.

Merci,

Marie-Françoise

 

Article de Ouest-France :

Le recteur veut « rediscuter » de la majoration horaire dont bénéficie l'établissement hérouvillais pour son système éducatif spécifique. Parents, élus et communauté éducative se mobilisent.


La polémique

« Ça n'est pas la première fois que le rectorat menace ainsi de nous supprimer des moyens. Il faut nous battre. » Le chargé de direction du Collège-lycée expérimental (Cle), Thierry Deslandes, partait combatif, hier soir, à son rendez-vous avec le recteur d'académie, Micheline Hotyat. Il se sait soutenu par les enseignants, élèves et parents.

L'établissement hérouvillais de 370 élèves est en ébullition depuis la réception d'un courrier du rectorat, le 2 novembre. Le recteur y envisage « une diminution de la dotation horaire sur deux ans à compter de la rentrée 2011 ».

En débat : la majoration horaire dont bénéficie le Cle pour développer sa pédagogie spécifique (lire ci-dessous). Le Cle fonctionne avec une dotation globale de 642 heures d'enseignement, allouée par le rectorat. 18,5 % de cette dotation est attribuée au titre de l'expérimentation. « Ce surplus horaire nous permet d'organiser les activités pédagogiques qui font la spécificité de notre enseignement. Et c'est là-dessus que l'on veut taper, sans que l'on sache vraiment dans quelle proportion », indique Thierry Deslandes. La suppression totale, crainte par l'équipe pédagogique, entraînerait « la perte de 5 à 6 postes d'enseignants sur 37 ».

« Pas assez innovant »

Pourquoi maintenant ? « L'argumentation du recteur tourne autour de la pédagogie, jugée pas assez innovante, du Cle », rapporte le chargé de direction. Lequel se souvient pourtant « des éloges de l'inspection académique en mars 2004 » ou bien du fait que « Richard Descoings (1) ait cité le Cle en exemple lors de sa visite en 2009 ».

Parents, professeurs et anciens élèves ont d'ores et déjà lancé un blog et une pétition en ligne pour protester contre les menaces qui « pèsent sur la spécificité du Cle ». Les élus locaux leur emboîtent le pas : les militants d'Europe écologie « s'opposent fermement à cette attaque contre cette autre école qui donne le goût des savoirs à tous les élèves, y compris celles et ceux qui ne trouvaient plus leur place dans le système conventionnel ». L'opposition municipale devait émettre un voeu en faveur du Cle lors du conseil d'Hérouville, hier soir.

« Rien n'est acté »

Rodolphe Thomas, le maire, a demandé un rendez-vous à Luc Chatel, ministre de l'Éducation nationale, « pour obtenir des garanties » concernant la majoration horaire de l'établissement. Une diminution « signifierait une remise en question de la qualité de l'accompagnement éducatif et scolaire, au détriment des élèves », estime-t-il.

Au rectorat, on écarte toute décision définitive. « Le recteur souhaite simplement faire un point sur le projet du Cle », tempère Fabrice Pellizzari, directeur de cabinet du recteur. L'établissement avait déjà signé un protocole d'accord avec le rectorat, en 2004. « Oui mais les choses évoluent. Au regard notamment de la récente réforme des lycées ou du socle commun de connaissances au collège. Il s'agit de rediscuter un peu. »

(1) Directeur de Sciences-Po Paris, Richard Descoings a été chargé par le Président de la République, en 2009, de mener une concertation afin de préparer une nouvelle réforme du lycée.

Aurélie LEMAÎTRE.

Journal Ouest-France du mardi 23 novembre 2010
Edition : Caen