La journée s'est déroulée en 3 temps que l'on peut résumer aux questions suivantes :
- quid de l'orientation scolaire au collège ? que faire à la fin de la 4e ou de la 3e ?
- quid de l'orientation après la Terminale, ou après la licence ? que deviennent les jeunes qui partent dans des licences diverses ?
- quid de l'employabilité des jeunes, et la progression de leur carrière ?
 
Des thématiques en sont ressorties :
- l'utilité réelle du Pôle Emploi ;
- l'efficacité et l'accession aux Centres d'Information sur l'Orientation ;
- la consistance de la tache des Conseillers d'Orientation, autant en fin de 3ème qu'en fin de BEP (même s'ils n'existent plus aujourd'hui) ou de Bac ;
- l'implication que doivent avoir les professeurs dans le suivi de leurs élèves, surtout ceux qui n'aiment pas l'école ou qui sont dégoutés du collège ;
- le manque de contact entre le monde de l'entreprise et celui de l'école (collège, lycée, fac) ;
- l'adaptation des programmes des Bac Pro et Technologique, qui ne s'est pas faite depuis 6 à 8 ans, malgré le fait que les Bac Pro se font en 3 ans au lieu de 4 comme auparavant via le BEP ;
- le nombre impressionnant de masters existants en France (+ de cinq mille) ;
- la difficulté de recrutement de la part des employeurs à cause du flou provoqué par la diversité des intitulés de diplômes dans les 4 niveaux universitaires qui existent (Bac, Licence, Master, Doctorat) ;
- la reconnaissance des diplômes par les employeurs en fonction de leur niveau et de l'endroit où on l'a eu (exemple : une licence Economie et Gestion obtenue à Caen aurait plus de valeur face à l'employeur que le même obtenue à Paris 3, et ce sans tenir compte de la moyenne finale obtenue aux examens) ;
- le choix qu'on a entre choisir sa place dans l'entreprise ou se laisser placer là où les supérieurs hiérarchiques et la Direction le souhaite (phrase d'Alain Dolium fortement intéressante) ;
- l'équilibre entre les compétences et les connaissances qui sont acquises pendant la licence et le master ;
- des profs enseignent des choses dans un corps de métier mais n'ont jamais été confronté à ce corps de métier (exemple : de nombreux profs de finance en section Banque n'auraient jamais travaillé dans une banque) ;
- la déconnexion qui existe entre ce propose les universités et les besoins des entreprises comme formation ;
- ce que sont devenus les étudiants qui ont fait des licences, ou des BEP dans des métiers où le BTS est quasiment le minimum exigé ;
- l'information que donnent les profs en Terminale pour le choix de licence ou de BTS à leurs étudiants - à quoi ça les destine (exemples : une licence d'Histoire est conçue initialement pour devenir prof d'Histoire - une licence de langue Allemande est conçue initialement pour devenir soit prof d'Allemand, soit interprète Franco-Allemand) ;
- les pratiques de certaines entreprises en matière de recrutement puis de re-formation de leurs recrues ;
- d'autres auxquelles je ne pense pas immédiatement.
 
Quelques choses que j’ai apprises :
  • ce sont les profs qui ouvrent les sections de masters avec des certaines conditions et autorisations ;
  • il y a un manque d'informations de la part des profs quand on est en terminale pour le choix des études en fonction de leur conception initiale ;
  • certaines classes de masters sont fermées par les pouvoirs publics ou le directeur des universitaire de façon autoritaire, laissant ainsi les profs sans outils de travail ;
  • le Pole Emploi ne sert pas à trouver du travail mais à aider à en trouver ;
  • l'objectif des 100 / 80 / 50 a été rendu obligatoire à atteindre par un texte européen en 2005 pour 2016 : 100 % de titulaires d'un diplôme ou d'une qualification reconnue en entreprise à la sortie de 3eme, 80 % de la classe d'âge qui obtient le bac, 50 % qui obtient une licence ou un diplôme équivalent. Aujourd'hui, on n'en est loin du compte : les chiffres actuels sont de 85, 65 et 25.

Parmi les intervenants (invités et spontanés dans le public), il y avait :
  • le Président d'un Syndicat de Lycéens ;
  • Une Conseillère d'Orientation ;
  • un représentant d'une Association de Lycéens ;
  • plusieurs profs (en activité, et en retraite) ;
  • Alain Dolium (tête de Liste Modem pour les Régionales en Ile de France) ;
  • Fadila Mehal (membre du cabinet fantôme de François Bayrou) ;
  • Alban Bakary (Vice Président National des Jdem en charge de la Formation et de l'Insertion Professionnelle) ;
  • François Xavier Penicaud (Président National des Jdem)
  • un patron de PME implantée dans le 95