Les Jeunes Démocrates seront solidaires du corps des enseignants et chercheurs des universités tout au long de leur mouvement de protestation.

Leurs craintes sont légitimes vis-à-vis des nouvelles compétences accordées aux présidents des établissements : droit discrétionnaire de recrutement du personnel -sans concertation-, droit de véto sur l’ensemble des autres recrutements et liberté totale dans l’attribution des primes.

Craintes légitimes également vis-à-vis du mode général de recrutement traditionnel, puisque le comité de spécialistes autrefois chargé de délibérer sur les candidatures et composé en majorité de membres de l’université en question, est remplacé par un comité de sélection. Comité de sélection constitué en majorité de membres extérieurs à l’établissement et composé jusqu’à 49% de membres extérieurs à la fonction même à laquelle les candidats postulent.

Les candidatures retenues par ce comité de sélection sont elles aussi librement révocables par le président de l’université.

Enfin notre inquiétude s’ajoute à la leur concernant le démantèlement planifié du CNRS au profit des universités. La mise en valeur de nos établissements de recherche universitaires ne peut pas passer par la restriction volontaire des compétences de notre centre national de recherche le plus prestigieux et le plus efficace.


La Loi LRU fait un pas en avant dans la nouvelle autonomie pédagogique des établissements, cependant les Jeunes Démocrates regrettent qu’elle en fasse deux en arrière dans la structuration des statuts et des moyens qui les composent.


Franck Faveur,
Président des Jeunes Démocrates
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Arnaud Jardin,
Vice-président des Jeunes Démocrates
En charge de l’enseignement supérieur