Lors des dernières élections municipales, Philippe DURON avait suscité beaucoup d’espoir dans le milieu artistique caennais, son programme culturel était clair :
« ouvrir la culture aux Caennais et aller vers tous les publics, la Ville doit développer des résidences d'artistes ponctuelles dans les quartiers, pour ouvrir des champs d'expérimentation et développer le dialogue avec les habitants en les intégrant dans le processus créatif ».Read More

Aujourd’hui, 3 ans après, Philippe DURON est confronté à un cas d’école intéressant : l’occupation par un collectif de citoyens et d’associations de l’ancien site Desnos à la Folie Couvrechef.



L’objectif de ce collectif en attente de locaux depuis plusieurs années est simple : la création de 3 espaces, Educatif (accueillant une structure d’aide aux enfants), Economique (social et solidaire), mais aussi artistique et culturel.

Il répond pleinement aux objectifs fixés par Philippe DURON en septembre 2009 dans le projet culturel adopté par la Ville de Caen qui mettait en avant « les nouveaux Territoires de l'Art, des démarches artistiques alternatives libres développées depuis une quinzaine d'années, proposant un rapport différent à l'environnement urbain, avec une appropriation spontanée par des artistes de lieux en désuétude tels que des friches industrielles, des immeubles abandonnés,… ».

Au-delà du projet de la grande bibliothèque , vitrine clinquante de la culture caennaise, nous constatons un manque d’actions culturelles concrètes au cœur des quartiers à destination des Caennais. Nous comprenons donc les associations culturelles et les citoyens qui après avoir attendu trop longtemps, décident d’agir et d’appliquer eux même le programme municipal de Philippe DURON.

Nous dénonçons l’attitude rigide de l’équipe municipale sur ce dossier, qui menace « d’évacuation des locaux. » alors que le collectif propose  tout simplement « de la culture alternative et de l’aide aux enfants dans l’ancienne école Desnos ».

Pour la Gauche, au plan national comme au plan local, nous déplorons que la pratique du pouvoir apparaisse souvent en décalage complet lorsqu'il faut passer de la parole aux actes !