Photo : Hélène Mialon-Burgat, maire de Mondeville. Jérôme Hommais, élu d'opposition.

Hélène Mialon-Burgat, maire de Mondeville (PS)

Les taux sont inchangés, depuis 2002. Il était déjà très bas à l'époque par rapport aux autres communes de même taille. Pour ne pas toucher aux impôts, ni à notre enveloppe d'investissement d'environ cinq millions d'euros, nous avons fait un effort important sur le budget de fonctionnement.

Nous devons nous adapter à une baisse des dotations de l'État de deux millions d'euros, mais avec la volonté de ne pas toucher au service public. Nous avons procédé à des économies sur des lignes invisibles pour l'habitant. Nous avons renégocié des marchés publics pour les fournitures, par exemple. En tout, le budget de fonctionnement de la commune a été réduit de 2 %. J'entends souvent que c'est facile pour Mondeville de garder des taux d'imposition faible, mais c'est faux ! C'est le résultat d'un travail.

Ce taux est aussi un argument de vente dans nos opérations immobilières et cela permet de financer nos 30 % de logements sociaux. »

Jérôme Hommais, élu d'opposition (Modem)

Nous avons un taux d'imposition historiquement bas, lié notamment à l'installation des centres commerciaux sous la mandature de Jean-Marie Gasnier. Nous sommes quand même une commune qui possède autant d'emplois que d'habitants. Cette faiblesse et cette stabilité des taux ne sont donc dues à aucun élu présent ou à venir.

Il faut le maintenir, car cela rend notre commune attractive. Mais nous devons rester vigilants, notamment sur le transfert de certaines compétences vers Caen-la-Mer. L'instauration d'une fiscalité communautaire il y a quelques années et la forte augmentation dans la foulée, est restée un très mauvais souvenir pour les Mondevillais. Il ne faudrait pas que cela se reproduise. »

 

Journal Ouest-France du lundi 5 septembre 2016
Edition : Caen