Renault Trucks BlainvilleNous venons d’apprendre que le site Renault Trucks de Blainville-sur-Orne construira d’ici 2015 les camions de la gamme de distribution pour les marques Volvo et Renault Trucks.

Cette très bonne nouvelle apporte une bouffée d’oxygène en matière d’emploi et nous rassure quant à l’avenir du site industriel.

Cet investissement du Groupe Suédois AB VOLVO nous conforte dans l’idée que les collectivités territoriales, souvent frileuses dans ce domaine, doivent renforcer leurs soutiens aux entreprises créatrices d’emplois car les investissements d’aujourd’hui sont les emplois de demain.

A l’heure où le contexte économique de notre agglomération se dégrade, tout doit être mis en œuvre pour préserver l’industrie notamment par la baisse de la pression fiscale.

Un rapport de la Chambre régionale des comptes publié en avril 2013 souligne que la région Basse-Normandie reste faiblement créatrice d’entreprises. Avec 8 796 entreprises créées en 2011, ce qui représente 1,6 % du total national, elle occupe le 17ème rang des régions métropolitaines.

Au total, la part des dépenses en faveur de l’aide à la création d’entreprises dans le budget régional apparaît réduite et serait de l’ordre de 2 % si l’on s’en tient au seul budget de la direction de l’innovation, de la recherche, de l’économie et du tourisme (DIRET) de la région Basse-Normandie.

Sur notre territoire, les investissements ne doivent pas simplement se concentrer autour des grands équipements culturels. Il est urgent de réinvestir dans les secteurs qui apporteront des emplois pérennes pour les Bas-Normands.

Aujourd’hui, le président de région Laurent Beauvais et le député Philippe Duron se félicitent de cette bonne nouvelle portée par Renault Trucks pour la Basse-Normandie.

J’aimerais qu’ils puissent, dans un même élan, prendre clairement position concernant la mise en place de l’écotaxe des poids lourds de 3.5 tonnes qui pourrait mettre à mal les secteurs de l’agro alimentaire et du transport en France.

Ce nouvel impôt qui devrait rapporter 1.2 milliard par an à l’Etat ne sera pas sans conséquence pour les constructeurs de camions européens.

Nous savons que la Basse-Normandie comme la Bretagne, sera une région où les entreprises seront fortement impactées financièrement par cette nouvelle législation, car les départements du Calvados et de la Manche comptent de nombreux kilomètres de routes nationales non payantes.

Nous savons tous que sans un travail mené localement autour du développement des modes de transports alternatifs, cette écotaxe n’aura que peu d’impact sur l’environnement mais probablement beaucoup d’impact en matière de suppression d’emplois.


Rodolphe THOMAS
Maire d’Hérouville Saint-Clair
Conseiller général du Calvados