Après plus de trois mois de mouvement à l’Université et compte tenu des événements qui se sont déroulés ces derniers jours, le Mouvement Démocrate se pose de nombreuses questions quant au rôle tenu par Madame TRAVERS dans la gestion de ce conflit.

Pourquoi Josette TRAVERS, Présidente de l’Université, n’a-t-elle pas su assurer la liberté des cours et préserver l’intégrité de son patrimoine immobilier et mobilier ?

Pourquoi a-t-elle réagi si tardivement et laissé ainsi quelques étudiants bloquer et dégrader les bâtiments, mettant l’avenir scolaire de milliers d'étudiants en suspens ?

N’y a-t-il pas un réel conflit d’intérêt dans toutes les fonctions de Mme TRAVERS ?

Comment peut-elle un jour comme Maire adjoint socialiste de CAEN, en charge de l’enseignement supérieur, soutenir le mouvement et affirmer « on ne peut pas dire que le mouvement n’ait pas obtenu des résultats » (les échos) et le lendemain demander à la police d’évacuer les manifestants comme présidente de l’Université ?

Résumé. Les principes de l’Education sont normalement de la compétence du Parlement ; celle-ci est concurrencée par la constitution et les traités, par la jurisprudence, mais aussi par des décrets et pratiques implicites. Nous ne traitons ici de ceux qui touchent à l’enseignement supérieur.

D’après l’article 34 de la Constitution, « la loi est votée par le parlement… La loi détermine les principes fondamentaux…de l’enseignement », sous réserve cependant des dispositions des préambules visés par la constitution de 1958, à savoir la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (26 août 1789) et surtout le préambule du 27 octobre 1946 : « La nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public, gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat. »