Syntheval chimie

Rodolphe Thomas et Josette Travers, désormais ex-présidente de l'université de Caen Basse-Normandie, entourant Max Robba, lui-aussi ex-président de l'université, lors de l'inauguration des nouveaux locaux de Syntheval mardi.

Les nouveaux locaux de Syntheval, société dont le domaine de compétence est la chimie organique fine, ont été inaugurés mardi, dans la zone d'activités de la Grande-Delle à Hérouville-Saint-Clair (Calvados).


Un déménagement attendu de longue date

Installé depuis mars à Hérouville, le déménagement de Syntheval était un souhait de longue date de la part de Max Robba, président du directoire de la société. « Nos anciens locaux, près de l'ancien CHR de Caen, étaient vraiment vétustes. » Créée en 1995 par des enseignants-chercheurs de l'Université de Caen (Max Robba, 83 ans, a été président de l'université Caen Basse-Normandie, NDLR), la société travaille dans le domaine de la chimie organique fine.

La transformation ou la synthèse de matières premières, de substances de références pour la pharmacologie ou de médicaments en cours de développement sont les spécialités de Syntheval.

Sous-traitance et valorisation de la recherche publique

Syntheval est une société de valorisation de la recherche publique mais travaille aussi en sous-traitance pour des entreprises du secteur chimique, pharmaceutique, cosmétologique. « On a une vingtaine de clients réguliers, explique Max Robba, comme Servier, Sanofi... Dans le secteur public, on travaille avec l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), le CNRS, le CEA (centre d'étude atomique)... »

Neuf salariés

La société emploie 9 salariés actuellement. « Mais on avait une quinzaine de salariés à une époque, la crise est passée par là... regrette Max Robba. Pour augmenter notre chiffre d'affaires, on doit plus se tourner vers l'international. Lorsqu'on est arrivé en 1995, on était presque des pionniers. Aujourd'hui, il y a plus de concurrence en France. » Mais les voyants commencent à revenir au vert : « Le début d'année 2012 est meilleur, la vocation internationale de l'entreprise commence à se faire sentir. 15 % de notre chiffre d'affaires se font vers l'Allemagne par exemple. On espère que les nouveaux locaux vont aussi permettre d'avoir un nouveau souffle mais ça, on ne le saura qu'en 2013. »

Une vocation de formation

La « start-up » Syntheval accueille aussi de nombreux stagiaires de l'UFR de sciences pharmaceutiques. Ils sont trois actuellement. « Ils viennent préparer leur mémoire qui n'est pas rendu public lorsqu'ils travaillent avec des entreprises privées. Les brevets sont de toute façon réservés aux entreprises avec lesquels on travaille. »