Rodolphe ThomasLa suppression de la taxe professionnelle annoncée par Nicolas Sarkozy, sans concertation, nous démontre une fois encore que le Président de la République entraîne les collectivités locales vers une situation financière catastrophique pour les années à venir.

A l’heure où l'on parle de nouveaux transferts de compétences, de réforme des collectivités territoriales, d’autonomie fiscale, de décentralisation, c’est aussi pour les élus locaux la perte d’une certaine marge de manœuvre en terme de développement et d’attractivité de leur territoire, si le texte était voté en état.

Depuis 2003, les budgets des collectivités ont été mis à mal par les différents transferts de l’Etat (APA, RSA, routes nationales, personnels des collèges et lycées etc…) Avec la réforme de la TP, toutes les pertes financières devront être compensées ! 

La perte de ce revenu entraînera immanquablement une perte d'autonomie des collectivités.

Avec cette réforme, le gouvernement va asphyxier les collectivités territoriales qui sont pourtant un rempart contre la crise. Il faut rappeler que près de 73% de l'investissement des collectivités est à destination des entreprises françaises.

La région, le département et l'agglomération caennaise apportent à elles seules plusieurs millions d'euros par an pour soutenir l'économie et l'emploi.

Ce qui est présenté comme une mesure pour faire face à la concurrence internationale et favoriser l'emploi, aura pour conséquence directe la suppression, pure et simple, de toutes les aides à la création d'emploi et à l'investissement. Ainsi, seul les grands groupes pourront survivent au détriment des petites et moyennes entreprises.

François Bayrou : « On peut au moins se mettre d'accord sur une chose, il n'y a d'agriculture harmonieuse que dans un marché organisé ».
Le président du MoDem était vendredi matin à Aube, près de L'Aigle. Pour écouter, comprendre, soutenir. Et affirmer qu'il n'y a pas d'espoir sans une production organisée.
Toute la garde rapprochée du MoDem était à la mairie d'Aube pour accueillir François Bayrou, hier matin. Stéphane Thérou, le président départemental, Jean Sellier, le conseiller général, Thierry Pinot, maire de L'Aigle, Rodolphe Thomas, maire d'Hérouville... Et bien sûr Jean-Marie Vercruysse, le maire de la commune. C'est dans son exploitation que tout le monde s'est retrouvé pour parler du prix du lait avec des représentants de toutes les organisations syndicales, une condition imposée par François Bayrou.

« Je ne suis pas là par hasard, j'ai été producteur laitier quand j'ai repris l'exploitation familiale après la mort de mon père, je suis très solidaire de la profession », a affirmé d'emblée le ténor du MoDem. « On a de plus en plus de monde derrière nous, ça nous donne du courage », a témoigné Hubert Genissel, producteur laitier à Neuville-près-Sées. Le lait ? « Il part à la fosse », a lâché dépité Pascal Poirier, producteur à Belfonds, membre de l'Organisation des producteurs de lait de la Coordination rurale.

AU COMMENCEMENT ...

... les producteurs de lait achetaient des vaches, les nourrissaient, les soignaient, et en faisaient la traite avec du matériel pour lequel, bien souvent, ils avaient emprunté. Ils vendaient ensuite leur production :

aux coopératives qui la collectaient, la stockaient et la vendaient aux industriels qui soit la mettaient en bouteille, soit la transformaient en différents produits : beurre, crème, fromage,... qu'ils vendaient à des grossites ou des centrales d'achat afin que les produits finis soient distribués chez des commerçants ou des grandes surfaces avant d'arriver dans l'assiette du consommateur !