Les soi-disants rapports de l'AFSSA et de l'EFSA pour valider le maïs MON 810 apparaîtront dans l'histoire comme les rapports des années Tchernobyl niant une contamination de la France: des autojustifications destinées à réitérer des avis précédents pour éviter toute mise en cause ultérieure de la responsabilité de ceux qui les ont donnés.

 

Quand on sait qu'aucune étude publique n'a été menée directement pour étudier le comportement de rats ayant consommé des OGM et que les seules études disponibles sont celles des producteurs de maïs, quand on sait que ces études sont secrètes et que Michel Barnier, malgré la prétendue loi sur la transparence votée par le Parlement sur les OGM, refuse de communiquer les études précisément sur le MON 810, quand on sait que la composition de l'EFSA et son mode de fonctionnement sont si critiquables que l'Union a enfin décidé de les changer (cf rapport sur la gouvernance écologique remis à Jean-Louis Borloo), quand on sait comment le sénateur Legrand a été conspué et sali par les parlementaires amis des OGM  pour avoir simplement émis des doutes, quand on sait que ces mêmes parlementaires ont rejeté la candidature d'un Président du haut Comité des biotechnologies parce qu'il souhaitait prendre en considération l'avis du collège de la société civile et ne pas se  limiter à celui des experts noyautés par les défenseurs de Monsanto, on comprend l'opération de manipulation en cours. 

 

Il faut rappeler que les assurances refusent de couvrir les risques liés à la dissémination d'OGM et à leur impact potentiel sur la santé, que les producteurs d'OGM et leurs amis qui cherchent aujourd'hui à couvrir leur responsabilité future se cachent derrière le risque inhérent au développement des nouvelles technologies  qui exclut toute responsabilité lorsque l'état des connaissances ne permet pas de connaître précisément les risques. Niant les risques qui pourtant sont fondés sur des éléments d’étude disponibles sur des rats (exemple du MON 863),  les "experts" cherchent à établir que les connaissances d'aujourd'hui ne permettent pas des connaître ces risques et qu'ainsi ni eux ni Monsanto ne seront dans l'avenir responsables de rien.

 

Il est impératif que des études indépendantes financées par l’Etat soient réalisées et portées à la connaissance du public avant que ne soit affirmé que le maïs MON 810 est sans danger pour la santé. 

 

Corinne Lepage

Présidente du CRII-GEN

Ancien Ministre de l’Environnement (1995-1997)

Rapport sur la gouvernance écologique à télécharger sur : ftp://ftp2.cap21.net/capw/second_rapport.pdf


ElectriqueCe document est une synthèse des travaux de la commission environnement du MoDem Calvados. Il expose rapidement pourquoi ces véhicules ne doivent pas être présentés comme la solution de l'après pétrole et conclue que c'est dès maintenant qu'il faut préparer la société à des changements radicaux en terme de déplacements.

 

Constat :

Actuellement, les transports routiers sont les premiers responsables de l'émission de CO2 en France avec 36% i. La voiture y contribue à hauteur de 69%.
D'autre part, le pic de production de pétrole sera atteint d'ici 20 ans ii. Celui-ci deviendra alors rare et cher.
Dans l'optique de s'affranchir de la dépendance au pétrole, la voiture électrique est une alternative non polluante au véhicule thermique 1, sous réserve que l'énergie qu'elle utilise soit propre. Cette solution est actuellement soutenue par Nicolas Sarkozy au niveau national et par Ségolène Royal dans la région Poitou-Charente.
La question qui se pose alors est celle de l'énergie. En laissant de coté le problème de stockage de l'énergie nécessaire aux véhicules électriques et la polémique sur les ressources en lithium, ou même en admettant que les piles à combustible représenteront une solution si les scientifiques parviennent à stabiliser l'hydrogène pour avoir des véhicules sûrs, il reste le problème de la quantité d'énergie nécessaire pour les alimenter.
Pour remplacer la totalité du parc automobile français actuel et en conserver une utilisation identique, on peut estimer (hypothèse basse ne tenant compte ni des pertes lors de la production et du stockage de l'énergie, ni du transport de l'électricité) à 155 à 194 TWh2*iii l'énergie électrique nécessaire. Cela correspond à 30 à 38% de la production électrique annuelle en France.

 Du champ vaste, voire inépuisable à la différence du pétrole lui-même, de la crise énergétique, l’auteur n’a voulu considérer que celui, plus réduit, des transports et, plus précisément des transports de personnes, en France, dans ses retombées sociales, écologiques et dans l’aménagement du territoire. Réflexions d’un simple citoyen, dépourvu d’une quelconque expertise, mais surtout usager.

 

Le Constat

Les « beaux jours » de la voiture individuelle sont derrière nous. Il est vrai que, pour les plus anciens d’entre nous, elle représentait un progrès vers lequel le regard se tourne avec une certaine nostalgie. C’était la joie de découvrir les beautés de notre pays, en toute liberté mais en même temps à l’abri d’un petit cocon qui protégeait le groupe familial ou amical du contact avec les autres personnes. C’était aussi la possibilité d’aller résider loin des sites industriels tristes et enfumés où l’on « gagnait » sa vie pour retrouver le « bon air » de la campagne, si bénéfique pour les enfants.
    Mais les effets pervers de ce progrès présenté parfois comme une révolution n’ont pas attendu les dernières décennies pour se manifester ; leur succès même a provoqué la multiplication du nombre des véhicules en même temps que la population augmentait ainsi que ses possibilités financières quand, parallèlement, les coûts d’acquisition se réduisaient. Ce furent les embouteillages et les problèmes de stationnement, la pollution, les accidents ; ce fut le développement du phénomène de « périurbanisation » décrit par les sociologues (1)

Synopsis 
La courageuse initiative d'une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d'introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l'empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique.