François Bayrou, proche de Bronislaw Geremek, a déclaré dimanche que "la mort accidentelle de ce grand homme, cette figure unique est un arrachement pour tous les démocrates en Europe. Geremek, que nous appelions Bronek, était un acteur de premier plan du combat de la Pologne contre le totalitarisme et de sa libération. Universitaire, grand historien, il avait été pendant toute cette période le plus proche conseiller de Lech Walesa à la tête de Solidarnosc. Il avait mis toutes les ressources de son esprit, qui était grand, et de son caractère, qui était ferme, pour lutter pour un peuple debout". Rappelant qu'il fut ministre des Affaires étrangères, François Bayrou a estimé que Bronislaw Geremek a "réalisé en diplomatie son amour de l'histoire". "Nous avions voulu en faire il y a cinq ans le président du premier Parlement de l'Europe réunifiée. La bêtise du bipartisme droite-gauche a empêché cette candidature d'arriver à son terme même si elle a obtenu plus de 200 voix de parlementaires européens", a-t-il regretté. "Bronek était un grand homme par l'esprit, le militantisme, la dimension des combats. Il était généreux, cultivé, drôle et admirable francophone",a ajouté François Bayrou à propos de celui qui avait été présent à plusieurs manifestations du MoDem.

François Bayrou a salué mercredi soir, après l'annonce de la libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, "une incroyable aurore après une si longue nuit. En cet instant de libération, je pense aux enfants et aux proches d'Ingrid Betancourt. C'est pour eux, si cette nouvelle est confirmée, la fin d'un calvaire, une incroyable aurore après une si longue nuit. Cela va rendre des millions de personnes heureuses, en tout cas en France, tant Ingrid Betancourt avait pris le visage du martyr innocent, victime de forces sans pitié. Il faut en même temps remercier ceux qui ont pris la responsabilité et le risque de l'opération qui a libéré ces otages. Ce n'était pas une décision facile à prendre et la détermination du gouvernement colombien doit être saluée."

Comme il l'avait annoncé, François Bayrou a décidé de consulter les adhérents sur « l'orientation politique du Mouvement Démocrate ». Il déposera une contribution à cet effet. Conformément au règlement intérieur, le Bureau exécutif a décidé que le vote aurait lieu par correspondance, avant le 10 juillet prochain. Vous recevrez un courrier ces jours-ci.

Téléchargez ici la contribution proposée par François Bayrou

 

François Bayrou nous confie son sentiment suite au résultat du référendum irlandais pour lequel le "non" l'a emporté. Il nous explique que le rôle de l'Europe est de protéger nos valeurs et non de les menacer et que si ce message devient enfin compréhensible, alors les peuples pourront adhérer à l'idéal européen au lieu de le rejeter. C'est pourquoi, il préconise qu'au lieu d'ignorer les questions des peuples, les responsables des pays européens les regardent en face et y répondent.

 

François Bayrou s'est exprimé en clôture du Congrès de Cap 21 dimanche 15 juin à Nanterre. Il est revenu sur le sujet européen et le "non" au référendum des irlandais. "on ne peut pas continuer à faire l'Europe sans les peuples". En revenant sur les trois craintes des citoyens en matière d'Europe: identité, démocratie et valeur, il nous explique que tant que les citoyens auront peur qu'on leur enlève ces trois valeurs essentielles, ils voteront "non" à la construction de l'Europe. "L'Europe doit être faite pour protéger les identités, pour donner du pouvoir aux citoyens et pour porter un modèle de société". Il aborde aussi la question de l'énergie: "nous avons dilapidé l'héritage de la nature et nous avons désormais, non seulement un problème écologique, mais aussi un problème économique à résoudre".

Francois bayrou réaction vote Irlandais
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Invité sur LCI mardi 3 juin, François Bayrou annonce son intention de voter contre la réforme des institutions lors du vote prévu à l'Assemblée nationale dans l'après-midi. Il répond à Christophe Barbier sur les différents sujets d'actualité. Retrouvez l'intégralité de la discussion ...

 

Christophe Barbier : François Bayrou, bonjour.
François bayrou : Bonjour.
CB : L'Assemblée nationale vote aujourd'hui en première lecture la Réforme des institutions, voterez-vous oui? voterez-vous non? vous abstiendrez-vous ?
FB : je voterai non , parce que ce texte ne touche pas l'essentiel, et l'essentiel, comme vous le savez, vous en êtes le témoin tous les jours, c'est la soumission du Parlement à l'égard de l'exécutif et du président de la République.
CB : Tout de même : maîtrise de l'ordre du jour, confirmation du contrôle ...
FB : Tant que vous ne touchez pas au cordon ombilical qui relie les députés au président de la République, cela a été rappelé encore par un ministre ce week-end, qui a dit : « n'oubliez jamais que c'est parce que vous avez été investi par Nicolas Sarkozy que vous êtes élu », ce qui est évident, .. tant que vous ne toucherez pas à cela, autrement dit, que vous ne mettrez pas une loi électorale plus juste qui permettra aux députés où à une partie d'entre eux de devoir leur mandat, non pas au président de la République, ni au principal parti de l'opposition, mais au peuple, parce qu'ils en représenteront les opinions importantes, tant que vous n'aurez pas fait ça, vous n'aurez rien fait. Et même, on va un peu en arrière, par exemple, on a introduit une idée, une idée qui pourrait être intéressante, le référendum d'initiative populaire. Cela a des défauts, des qualités, mais ça pourrait être une idée. Mais, on soumet ce référendum, non seulement aux quatre millions huit cent mille signatures – excusez-moi du peu- qu'il faut pour l'organiser ...

 

François Bayrou était l'invité du Journal de 20h de TF1. Interrogé par Patrick Poivre d'Arvor sur la situation du pays, le président du Modem a souligné : "je vois des retraités qui n'y arrivent plus (...), des femmes qui élèvent seules leurs enfants et qui comptent jusqu'au dernier centime, je vois des personnes de tous âges et des jeunes en particulier désespérés parce que, malgré tout ce que l'on leur raconte, le travail ne vient pas." Concernant les élections municipales, François Bayrou a estimé que son parti était "la garantie qu'on peut enfin sortir du face à face stupide qui fait que dans une ville un bord a tous les pouvoir et les autres n'ont rien" et qui "rend à la dimension locale son importance". Il a ajouté : "Ce n'est pas parce qu"on n'a pas exactement les mêmes idées sur le national qu'on ne peut pas localement se rassembler et faire vivre la ville en faisant s'exprimer toutes les sensibilités. Ainsi on abat une frontière, une espèce de mur de verre qui séparait les deux moitiés de la France pour faire vivre ensemble. Oui, je trouve qu'Alain Juppé est plutôt un bon maire de Bordeaux, je travaille avec lui."