Source : http://energie.lexpansion.com, 15/12/2009


De nombreuses ONG vont lancer ce soir un cri d’alarme à Copenhague. Pour vous, l’eau est la grande absente des négociations…
Dans l’agenda de Copenhague, il n’est effectivement pas prévu d’aborder la question de l’eau. Pourtant il y a un lien direct entre climat et raréfaction de l’eau. Le réchauffement climatique fait monter le niveau de la mer. Et ne parlons pas de la question de la pollution des nappes phréatiques. 1 milliard d’humains n’ont aujourd’hui pas accès à l’eau potable et 3 milliards à l’assainissement. Europe Ecologie et de nombreuses ONG mondiales sont donc arrivées ici pour s’exprimer sur ce thème et peser sur les négociations.


Quelles sont les conséquences du réchauffement climatique sur les ressources en eau ?
D’ici à 2020, du fait du réchauffement climatique, le niveau des mers pourrait monter de plusieurs mètres de hauteur. Certaines îles vont disparaitre. Et à cause de la salinisation des nappes phréatiques, l’eau douce ne sera plus potable pour des milliards d’humains. Or, le dessalement de l’eau de mer, qui pourrait être une solution alternative, n’est qu’une fausse bonne idée. Les scientifiques n’ont toujours pas réglé le problème des déchets. Le sel extrait, rejeté au large des pays qui ont un littoral, perturbe profondément les éco-systèmes. Aujourd’hui, il n’y a pas de solution alternative durable à la question de l’eau. Tous ces aspects doivent être abordés ici à Copenhague et c’est le sens de la déclaration que nous faisons ce soir.


Dans les pays émergents, on évoque beaucoup les énergies renouvelables pour résoudre le problème du pompage de l’eau. Encore une fausse bonne idée ?
Le problème des pompes à énergie solaire ou éolienne, c’est qu’elles coutent cher et qu’il faut organiser leur maintenance, ce qui n’est malheureusement pas le cas. Aujourd’hui c’est l’énergie manuelle qui apparait comme le meilleur moyen d’accéder à l’eau sans émettre de gaz à effet de serre. On revient complètement en arrière !


Propos recueillis par Charles Haquet et Béatrice Mathieu auprès de Jean–Luc Touly

Source : www.lemonde.fr, 19/12/2009


Après 12 jours de sommet, le bilan du sommet de Copenhague sur le climat est peu reluisant : un accord non contraignant qui n'est pas signé par tous les pays, obtenu par des négociations de couloirs.


Un accord sans ambition... et sans contraintes.
Le principal échec de Copenhague est l'accord obtenu par les Etats-Unis et la Chine lors de discussions parallèles. Un document non contraignant bien en deçà de volontés affichées. Son contenu est loin d'être à la hauteur des attentes que la conférence avait soulevées: s'il affirme la nécessité de limiter le réchauffement planétaire à 2°C par rapport à l'ère préindustrielle, le texte ne comporte aucun engagement chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre, se contentant de prôner la "coopération" pour atteindre un pic des émissions "aussi tôt que possible".

L'expansion logo

Source : http://energie.lexpansion.com, 21/12/2009

L’accord de Copenhague comprend quelques acquis mais est très loin d’avoir confirmé les objectifs chiffrés et contraignants que beaucoup avaient espérés. Mais, pour les optimistes, la machine est lancée


Accord général sur la nécessité de contenir la hausse de température globale à 2°C.

  • Mais pas d’accord sur l’objectif de diviser par deux les émissions mondiales de CO2 en 2050
  • Et pas d’accord pour la mise en place d’une organisation internationale pour contrôler les efforts des pays.


Horizon 2020
Les pays industrialisés (dits annexe 1) et les pays émergents devront indiquer avant le 31 janvier 2010 leurs objectifs en matière de réduction de gaz à effet de serre d’ici 2020.

  • Parmi les pays industrialisés, les USA n’ont pas laissé prévoir d’évolution au delà de ce qui a déjà été annoncé : -4% en 2020 (base 1990).
  • L’Europe va devoir décider si elle maintient une position commune. Elle s’est déjà engagée à faire -20% en 2020 par rapport à 1990, et -30% si ses partenaires font des efforts proportionnels.
  • Les engagements que prendront les pays émergents ne seront pas contraignants et seront contrôlés seulement au niveau national.
  • La Chine avait indiqué avant Copenhague qu’elle s’efforcerait d’améliorer l’efficacité énergétique de sa croissance.

Depuis le 2 novembre 2009, la France a été entraînée, malgré elle, dans les tourments d’un débat sur l’identité nationale. De nombreuses voix s’étaient pourtant élevées pour avertir que le lien posé d’emblée entre l’immigration et l’identité nationale était de nature à libérer une parole au « mieux » stigmatisante, au pire raciste.

Malheureusement, ces prédictions apparaissent aujourd’hui se situer bien en-deçà d’une réalité inquiétante et nauséabonde. En effet, depuis plusieurs semaines, les débats sur l’identité nationale sont apparus comme des espaces de libération d’une parole raciste, prompte à remettre en cause, de façon insidieuse ou explicite, la légitimité de la présence sur le sol national de catégories entières de la population.

Un nombre substantiel de réunions nous font honte tant les propos qui y sont tenus heurtent nos consciences de républicains et de démocrates, attachés aux valeurs du vivre ensemble. Propos violents envers les immigrés et leurs enfants, vision caricaturale des « jeunes de banlieue », obsession autour de la figure du musulman comme euphémisation d’un racisme anti-arabe qui n’ose plus s’exprimer en ces termes : voilà quelles semblent être les principales réflexions qui émergent des réunions tenues sur le territoire.

Le Monde

Après l'ensemble de la gauche, des syndicats et des associations, François Bayrou a estimé, jeudi 24 septembre, sur RTL, que taxer les indemnités versées aux handicapés et aux accidentés du travail était une mesure injuste. "Il me semble que [ces personnes] ne devraient pas être la cible d'un impôt nouveau. Tout se passe comme si en France c'était toujours les plus fragiles qu'on ciblait, les accidentés du travail, les mères de famille", a dit le président du MoDem.

Une victime d'accident du travail perd déjà, a-t-il souligné, toute la partie de sa rémunération liée à l'activité, comme les primes et heures supplémentaires, ainsi qu'une grande partie de son salaire. "Ceux qui sont au sommet de la pyramide, ceux qui ont de très gros salaires, un patrimoine et des revenus très importants, ceux-là sont protégés par la loi, on a décidé une fois pour toutes qu'on ne leur demanderait aucun effort", a ajouté M. Bayrou.

La mesure appuyée par Nicolas Sarkozy mercredi et qui doit être introduite par le biais d'un amendement à la loi de finances, rapporterait selon le gouvernement entre 150 à 250 millions d'euros par an. Le déficit de l'assurance-maladie doit dépasser 10 milliards d'euros cette année et pourrait atteindre 15 milliards d'euros en 2010, selon les prévisions officielles.