Shadow Cabinet ModemINFO LE FIGARO - Cinq jours avant le début de son université de rentrée, le chef du MoDem réorganise son parti en vue de 2012.

François Bayrou ne lâche rien de ses ambitions. S'il ne pense pas forcément tous les matins en se rasant à 2012, le président du MoDem joue déjà à… 2012. Au moins, il se met en situation. Cette semaine, selon une confidence au Figaro, l'ancien candidat aux présidentielles de 2002 et 2007 annoncera officiellement la formation d'un «Shadow Cabinet» composé de vingt-deux membres, dont huit femmes.

Monsieur le Premier Ministre,


Vous avez demandé à notre mouvement de vous transmettre notre analyse et nos propositions sur le mode d’élection des conseillers territoriaux qui se verraient institués par l’adoption de la loi actuellement en discussion devant le Parlement.


Permettez-nous trois remarques préliminaires :
- notre mouvement est favorable au rapprochement entre conseils régionaux et généraux par l’instauration d’un même élu qui appartiendrait ainsi aux deux assemblées. Il s’agit moins de « simplifier », ou de diminuer le nombre de nos élus locaux, que de coordonner de la manière la plus efficace possible l’action des deux collectivités locales chargées des stratégies territoriales et de la solidarité, qui se révèlent souvent redondantes ou concurrentes, en tout cas trop étrangères l’une à l’autre.

http://www.lefigaro.fr/medias/2009/06/12/43cfa70c-5716-11de-9d07-0601ebab8027.jpgLa première secrétaire du PS juge « grotesque » et « surréaliste » la volonté du chef de l'État d'inscrire dans la Constitution l'interdiction des déficits.

« Nicolas Sarkozy est le roi des déficits : depuis 1945, jamais le pays n'a été aussi endetté », a-t-elle objecté dans une interview au Parisien Dimanche.

François Bayou, dans une interview au Monde, souhaite interdire les déficits de fonctionnement « sauf pour combattre ou prévenir une récession ». Il propose que la question « soit décidée par les Français eux-mêmes, par référendum ».

> Lire l'interview au Monde
Dessin Chaunu BayrouLe président du MoDem se félicite de la hausse spectaculaire de popularité du patron du Libdem, son homologue britannique. « C'est un renversement électoral très fort », juge François Bayrou, qui estime que Nick Clegg a réussi à « créer un espace politique au centre ». Le patron des libéraux démocrates renforce la conviction du centriste français qu'une « nouvelle voie » est possible ici. « Nick Clegg a défendu l'idée qu'il ne fallait pas forcément choisir entre la droite et la gauche. Ce qui a fondé la force des Libdem, c'est l'indépendance absolue. L'exemple de Clegg montre à beaucoup d'électeurs en Europe et en France que le paysage politique doit nécessairement changer. »