François BayrouEn visite aujourd'hui dans le Morbihan, le patron du MoDem se voit en chef d'une majorité de centre droit-centre gauche, pas en faiseur de roi. 

 

Entretien

Le retrait de Jean-Louis Borloo était-il inéluctable ?

On ne peut pas avoir été un des piliers du régime, numéro deux du gouvernement sous Chirac et sous Sarkozy, et prétendre qu'il faut faire le contraire. À qui cela profite ? Si les gens avaient envie de voter pour Nicolas Sarkozy, ils seraient déjà allés vers Nicolas Sarkozy. Les électeurs qui manifestaient une intention de vote veulent un centre fort et indépendant. La logique voudrait qu'ils se reconnaissent dans le visage de ce centre.

 

Si on ne gouverne pas avec une France contre l'autre, comment fait-on ?

Et avec chacune de ces moitiés coupée en deux ! On vit la crise la plus lourde depuis cinquante ans. Tout est dans une impasse profonde, l'économie, le chômage, les fins de mois, le déficit et la dette, les services publics... On peut s'en sortir. La preuve, d'autres pays l'ont fait. La politique à conduire, qui est une politique de vérité, ne peut être portée par aucune des deux majorités traditionnelles : la droite à cause d'une pression très grande de l'extrême droite sur le thème « il faut faire partir les immigrés et sortir de l'euro « ; et la gauche de la gauche, qui dit qu'il faut d'abord démondialiser, renverser le capitalisme et donc ne rien faire jusqu'à la Saint-Glinglin. On passe son temps à abuser les Français par des leurres.

Assemblée nationaleLaurence Dumont, actuelle députée socialiste de la circonscription de Caen-Est, vient d'être désignée vice-présidente de l'Assemblée nationale.

Le MoDem « l'en félicite » et « espère que ses nouvelles fonctions lui donneront plus de poids pour porter les grands projets » de l'agglomération au niveau national car, estime-t-il, « pour l'instant force est de constater que son rôle s'est bien souvent limité à de la figuration ».

Il est « important » qu'elle « s'investisse sur des projets qui nécessitent des soutiens nationaux telles que la seconde ligne de tram, la nouvelle prison ou encore la reconversion du site du 18e Régiment de transmission ».

François BayrouRetrouvez la vidéo de François Bayrou lors du journal télévisé de France 2

L'interview commence à la seizième minute

A la question "serez-vous candidat?", François Bayrou, invité lundi soir du 20h de France 2, a répondu : "oui, c'est une certitude, et qui en doute?"

Le président du Modem a estimé qu'il aurait en 2012 les "quelques points qui lui avaient manqué pour 2007".

Bayrou Giens 2011On croyait le MoDem mal en point. C'est, au contraire, un parti serein que l'on a retrouvé à l'université d'été de Giens autour d'un chef confiant.

 

Giens.De notre envoyé spécial

Pas encore candidat, mais déjà en campagne. François Bayrou vient de réussir sa rentrée politique sur un mode rassembleur, réfléchi et confiant qui tranche avec les universités d'été d'autres formations, l'UMP et l'Ares (Borloo) en particulier. Le choc moral des échecs électoraux semble effacé : « Les mauvais jours finiront. »

Ils finiront, selon lui, pour le MoDem à qui il prédit un bel avenir, « parce que nous avons refusé toutes les compromissions et toutes les soumissions ». Et parce qu'on ne pourra pas relever le pays en opposant une moitié de la France à l'autre : « Lorsqu'on est en temps de guerre, on fait des majorités de guerre. » Un sondage TNS-Sofres pour Canal + va dans son sens : 44 % des Français ne se retrouvent pas dans l'affrontement gauche-droite.

 

Etat d'urgenceIl est le premier à détailler, dans un livre publié hier, les efforts qu'il préconise pour redresser la France. À neuf mois de la présidentielle, les postulants partent au combat la plume à la main.

Agrégé de lettres, François Bayrou connaît le poids des mots. Son précédent livre, Abus de pouvoir, très anti-Sarkozy, a été l'essai politique le plus vendu, en 2009. Plutôt discret depuis le début de l'été, le président du MoDem prend les devants en étant le premier à sortir son opus de campagne, en librairie depuis hier. Le titre est tout aussi alarmiste : 2012. État d'urgence (Plon, 158 pages, 15 €). Mais le ton n'est plus à la polémique.

BeauregardLe festival Beauregard a été officiellement inauguré, ce jeudi soir, dans le parc du château, à Hérouville-Saint-Clair. Martin Besançon, le président de l’Association pour le développement musical d’Hérouville, à laquelle est adossé le festival, a annoncé que Beauregard devrait « dépasser les 45 000 entrées ». La météo ensoleillée du week-end pourrait même rendre les organisateurs encore plus optimistes. Alors en attendant d’applaudir Motörhead, Zazie, Patrice, Keziah Jones et les autres, les invités ont encouragé les Flériens de Chocolate Donuts, qui ont ouvert le bal.